Profile

Marie Christine Dorner

Paris, Tokyo, London and back to Paris again … when Marie-Christine moves her atelier, it’s to cross the sea.

Marked by her long stays in those capitals, her journey, initiated by her graduation from l'Ecole Camondo, reads like a catalogue of places, a journey from object to object.Silent friends echoing the heart and soul of a human being at the centre of each project signed MCD.

Baccarat, Montis, Ligne Roset, Le Mobilier National … prestigious brandnames which demonstrate Marie Christine Dorner’s perfectionism: from her first furniture collection by Idee in Japan (1986) to her latest collection of porcelain rings by Bernardaud in Paris (2008).

Eclectic designer, cosmopolitan interior architect, she has no fixed limits or boundaries.The globe is her inspiration and global is her intention.

Aluminium bar stool or lamp, leather chairs, crystal chandelier, porcelain jewellery, rattan bench....from private apartments to offices, shops & public spaces, the multiplicity of her creations makes a stunning inventory worthy of the poet Jacques Prévert.

This diversity underlines a continuity, a style which is internationally acclaimed. The Ariadne's Thread started with Hotel La Villa in Saint Germain des Pres -Paris (1988) and continues with the Presidential stand for the Bastille Day military parade on the Champs Elysées (1980-now). From Embassies to Consulates around the world, the French Ministry of Foreign Affairs trusts her to represent French creativity and elegance abroad.

These missions give her the opportunity to discover and experiment new local materials and know-how from the 4 corners of the planet. Her collection 'Une Forme, One Shape' conceived in London, manufactured in France, Japan, the Philippines and Bali and exhibited in Paris & Tokyo (2005) signalled the beginning of a new era: "Matiere Matters".

For, according to Marie Christine Dorner, design today must be conceived as an art where materials come first and the individual is central. At times when perceptions are fast changing, certainties are crumbing, vital is rare and the banal becomes precious, the search for beauty must aim more than ever at the essence of things in order to show how every material is noble, how every object becomes a jewel whether in gold or bamboo.

They say the future belongs to those who shape it with their own hands. Marie Christine Dorner has many opportunities to pass this message to the younger generation. Co-founder of the Design Department at the Ecole Superieure d'Art et de Design in Rheims, she has led design workshops and tutorials within several other leading art & design schools in France and the UK (RCA and Central St Martins)

She was awarded the 'Grand Prix du Design' of Paris in 1995 and is referenced in 'Who's Who in France' since 1994.

She now works in Paris where her latest projects are leading her from the Palais Royal Gardens to the parks of Kuala Lumpur.


Paris, Tokyo, Londres et à nouveau Paris… Quand Marie-Christine Dorner déménage son atelier, c’est pour traverser un océan.
 
Marqué par ses longs séjours dans ces capitales, son trajet, initié avec un diplôme de l’Ecole Camondo, se lit comme un catalogue de lieux, un voyage d’objet en objet. Des “amis silencieux” au fond desquels palpitent toujours, même sans bruit, le cœur et l'âme de l'être humain, centre de tout projet signé MCD.
 
Baccarat, Montis, Ligne Roset, le Mobilier National… les noms prestigieux qui marquent les grandes étapes de son odyssée témoignent de l’exigence perfectionniste que Marie-Christine Dorner s’est toujours imposée. De sa première collection de meubles japonaise conçue à Tokyo pour Idée (1986) à sa série de bagues créée pour Bernardaud (2008).
 
Designer éclectique, architecte d’intérieur cosmopolite, elle ne se fixe ni frontières ni limites. Le globe est son bureau, global est son propos. Lampes en aluminium, chaises en cuir, tables en verre craquelé, lustres de cristal, bijoux en porcelaine, bancs en rotin… d’appartements privés en bureaux, boutiques et espaces publics, la multiplicité de ses créations compose un étonnant inventaire à la Prévert.
 
Dans cette diversité transparait une continuité, un style, qui bénéficie d’une reconnaissance internationale, mais n’en passe et repasse pas moins toujours par Paris. Ce fil rouge court depuis l’hôtel La Villa à Saint Germain des Prés (1988) et remonte jusqu’aux Champs Elysées où il se fait tricolore pour couvrir la tribune présidentielle de tous les 14 juillet depuis 1990. Le Ministère des Affaires Etrangères, comme celui de la Culture, aime faire sienne la poésie de Marie-Christine Dorner. D'ambassade en consulat, il lui confie le soin de représenter la créativité et l'élégance française aux quatre coins du monde.
 
Ces missions au long cours sont pour elle autant d’occasions d’intégrer de nouveaux savoir-faire et matériaux venus d’ailleurs. Créée avec le concours d’artisans japonais et français de premier plan, sa collection « Une Forme, One Shape”, conçue à Londres (2004) mais exposée simultanément à Paris et Tokyo, marque le début d’une nouvelle période : l'ère de « Matière Matters ».
 
Car le design d’aujourd’hui, selon Marie-Christine Dorner, se pense comme un art où la matière est première et l'être central. Le rôle du designer n’est pas de refaire le monde pour la forme. La beauté du geste. A l’heure où les perceptions changent, où les acquis s'écroulent, alors que le vital se fait rare et le banal précieux, la recherche de la beauté vise, plus que jamais à aller à l’essence des choses. Pour montrer en quoi tout matériau est noble. Et faire de chaque objet un bijou. Qu’il soit en or ou en bambou.

L’avenir appartient, dit-on, à ceux qui le façonnent de leurs mains. Marie-Christine Dorner ne manque pas de tribunes pour faire passer ce message. Co-fondateur du département Design de l’Ecole Supérieure d'Art et de Design de Reims, elle a animé des workshops design au sein de nombreuses écoles d’art françaises, enseigné au Royal College of Art, et suivi des diplômes d'étudiants à Central St Martins à Londres.

Grand Prix du Design de la ville de Paris en 1995, elle est revenue aujourd’hui sur les bords de la Seine où ses nouveaux projets la mènent des jardins du Palais Royal aux parcs de Kuala Lumpur.